
Un ami commissaire aux comptes me raconte qu’il a suivi tous les reportages sur le procès opposant la Société Générale à son trader indélicat.
A sa mine accablée, on pourrait croire qu’il est lui-même dans le box des accusés !
- « C’est terrible, se flagelle-t-il, les commissaires aux comptes n’ont pas fait leur boulot… »
Et si, au lieu de se couvrir la tête de cendres, les CAC voyaient plutôt cette affaire comme une aubaine historique ?
Sur une ardoise de 5 milliards, combien de millions d’euros la Société Générale aurait-telle pu sauver grâce à un contrôle interne plus performant : 10, 100, 200 ?
En réalité, cette affaire offre un argumentaire rêvé à une profession qui souffre de n’être perçue que sous l’angle de la contrainte et de l’obligation légale.
Pour cela, on peut s’inspirer des assureurs qui ont su bâtir leurs empires, non pas en communiquant sur le caractère coercitif de « l’obligation d’assurance », mais en insistant sur le gouffre humain et financier qui guettait les récalcitrants du bonus-malus.
- « Si vous avez un accident sans être assuré,
- vous prenez le risque de payer toute votre vie ».
Les assureurs ont compris l'évidence depuis bien longtemps :
- il est bien plus efficace de communiquer sur les conséquences d'une obligation non respectée
- que sur l'obligation elle meme !
En un mot comme en cent : pour changer d’image, il faut changer de message.
Exemples de communication :
- Notre mission permet parfois de limiter les risques de fraudes,
- Nos contrôles peuvent mettre à jour des opportunités (un client payant une créance agée à la suite d’une circularisation, etc…)
L’utilisation de méthodes commerciales, tout à fait compatibles avec la déontologie, est la meilleure façon de valoriser la plupart des actes techniques.
Savoir faire, c’est bien. Faire savoir, c’est mieux.
L’apprentissage de ces méthodes commerciales n’est pas plus sorcier que celui de la règle de trois !
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A très bientôt